L’agrivoltaïsme peut-il améliorer les rendements en horticulture, maraîchage et serres ?
- Agrivoltaïsme Sud-Ouest

- 4 août 2025
- 2 min de lecture
L’agrivoltaïsme suscite un intérêt croissant dans les grandes cultures et l’élevage, mais qu’en est-il des exploitations horticoles, maraîchères et sous serres ? Cultiver des fraises, des laitues ou des tomates sous des panneaux photovoltaïques peut-il vraiment améliorer la qualité des récoltes tout en générant de l’énergie renouvelable ? À l’heure de la sobriété foncière et du dérèglement climatique, ces systèmes hybrides apparaissent comme une solution d’avenir.
Dans cet article, nous explorons les avantages, limites et cas concrets de l’agrivoltaïsme appliqué à l’horticulture, au maraîchage et aux serres agricoles.

Qu’est-ce que l’agrivoltaïsme appliqué aux cultures maraîchères et horticoles ?
L’agrivoltaïsme horticole et maraîcher consiste à installer des structures photovoltaïques au-dessus des cultures, sans les remplacer, mais en cohabitation. Il s’agit souvent de panneaux surélevés, mobiles ou semi-translucides, permettant de moduler l’ombrage, de protéger du stress thermique et d’optimiser la photosynthèse.
Certains systèmes intègrent également des capteurs agronomiques pour ajuster automatiquement l’inclinaison des panneaux selon les besoins des plantes.
Quels bénéfices pour les cultures sensibles comme la salade, les fraises ou les tomates ?
Les cultures maraîchères sont particulièrement sensibles à la chaleur, à l'excès de lumière ou au gel. L’ombrage partiel procuré par les panneaux permet :
Réduction du stress hydrique et thermique
Maintien de l’humidité du sol
Moins de brûlures solaires sur les feuilles et fruits
Amélioration de la qualité des produits (taille, couleur, goût)
Des études en France, en Allemagne ou au Japon montrent des gains de productivité de 10 à 30 % selon les espèces, notamment pour les laitues, les fraises et les épinards.

Et pour les serres agricoles : quelles synergies avec le photovoltaïque ?
Dans les serres maraîchères ou horticoles, l'intégration de panneaux photovoltaïques sur le toit (toiture partiellement couverte, panneaux semi-transparents ou films souples) permet :
De produire de l’électricité directement sur site pour alimenter la ventilation, l’irrigation ou les LED horticoles
De filtrer certaines longueurs d’onde nuisibles aux plantes
De moduler l’apport lumineux selon la saison
Les technologies actuelles permettent même d’adapter la transparence lumineuse pour optimiser la croissance des plantes sans nuire au rendement énergétique.
Quelles limites ou précautions à prendre ?
Un excès d’ombrage peut ralentir la croissance de certaines espèces peu tolérantes (ex. : poivron, melon).
Les investissements initiaux sont plus élevés pour les structures mobiles et intelligentes.
Le pilotage technique nécessite une connaissance agronomique et énergétique fine.
Il est donc indispensable de réaliser une étude agronomique préalable et de choisir des systèmes adaptés aux cultures, au sol, au climat et à l’objectif de production énergétique.
Un levier stratégique pour un maraîchage durable
L’agrivoltaïsme appliqué au maraîchage, à l’horticulture et aux serres offre une réponse double : sécuriser les rendements agricoles face au changement climatique tout en produisant une énergie verte locale. C’est un levier stratégique pour l’agriculture de demain, à condition d’être raisonné, piloté et accompagné techniquement.





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